HPV (papillomavirus) : condylomes, cancer anal et vaccin jusqu'à 26 ans
Définition : Le HPV (papillomavirus humain) est un virus très courant transmis par contact sexuel ; il peut provoquer des condylomes (verrues génitales ou anales) et, à long terme, des cancers de l'anus et de la gorge. Le vaccin est recommandé aux hommes ayant des rapports avec des hommes jusqu'à 26 ans.
- Mots-clés
- HPV, papillomavirus, condylomes, crêtes de coq, verrues anales, cancer anal, vaccin HPV
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- Santé Sexuelle & Prévention
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Qu’est-ce que le HPV ?
Les papillomavirus humains (HPV) forment une grande famille de virus. Certains donnent des verrues bénignes, d’autres, dits « à haut risque », peuvent provoquer à long terme des cancers. Le HPV est l’une des IST les plus fréquentes : la plupart des personnes sexuellement actives le rencontrent un jour, le plus souvent sans le savoir, et l’infection disparaît spontanément dans la majorité des cas.
Comment se transmet-il ?
Par contact peau à peau et muqueuse à muqueuse lors des rapports : pénétration anale, fellation, contacts génitaux, doigts, jouets. Le préservatif réduit le risque mais ne couvre pas toute la zone : il ne protège pas complètement.
Condylomes : les « crêtes de coq »
Sexosafe les décrit comme des verrues génitales (« crêtes de coq ») sur la verge, autour ou dans l’anus. Selon l’OMS, ce sont de petites excroissances rugueuses, parfois douloureuses, qui démangent ou saignent. Elles ne sont pas dangereuses mais sont contagieuses et récidivent souvent.
Traitement : elles s’enlèvent localement (crème, froid, laser, petite chirurgie) chez un médecin, un dermatologue ou un proctologue. Ne les arrache pas toi-même.
HPV et cancer chez les hommes
D’après l’OMS, le HPV a provoqué environ 70 000 cancers chez les hommes dans le monde en 2019 : cancers de l’anus, de l’oropharynx (gorge, amygdales, base de la langue) et du pénis. Les hommes ayant des rapports avec des hommes, et plus encore ceux qui vivent avec le VIH, sont plus exposés au cancer anal.
Signes qui doivent faire consulter : saignement anal persistant, douleur, grosseur, démangeaison qui ne passe pas, ganglion ou mal de gorge qui dure. Certains services proposent un dépistage du cancer anal aux personnes les plus exposées, notamment séropositives : parles-en à ton médecin.
Le vaccin : à faire le plus tôt possible
- Selon Sexosafe, la vaccination HPV est recommandée aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes jusqu’à 26 ans, et prise en charge par l’Assurance maladie.
- Elle est aussi recommandée à tous les ados, filles et garçons, dès 11 ans.
- L’OMS précise que le vaccin ne contient pas de virus vivant : il ne peut pas provoquer l’infection. Il prévient mais ne soigne pas une infection déjà présente, d’où l’intérêt de le faire tôt.
Même si tu as déjà eu des partenaires, le vaccin protège contre les types de HPV que tu n’as pas encore rencontrés. Il est disponible en CeGIDD ou sur prescription médicale.
En résumé
- Le HPV est très courant et souvent silencieux.
- Les condylomes se traitent, les cancers se préviennent.
- Vaccine-toi jusqu’à 26 ans, et consulte en cas de lésion ou de saignement anal qui persiste.
Article d'information, rédigé à partir de sources officielles. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin : en cas de doute, de symptôme ou de prise de risque, consulte un professionnel de santé ou un CeGIDD.
Sources
Chiffres et recommandations vérifiés auprès de :
- Organisation mondiale de la santé (OMS) — Papillomavirus humain et cancer – aide-mémoire (5 mars 2024)
- Santé publique France (Sexosafe) — Sexe entre hommes : les 3 vaccins incontournables
- Santé publique France (Sexosafe) — IST : se protéger, se dépister, se soigner
- Organisation mondiale de la santé (OMS) — Infections sexuellement transmissibles – aide-mémoire (10 septembre 2025)