Hépatite C et sexe entre hommes : fist, slam, sang, et un traitement qui guérit
Définition : L'hépatite C est un virus transmis par le sang ; entre hommes, elle circule lors des pratiques avec saignement (fist, SM, sextoys partagés) et du partage de matériel de chemsex. Il n'existe pas de vaccin, mais les antiviraux la guérissent dans plus de 95 % des cas.
- Mots-clés
- VHC, hépatite C sexuelle, antiviraux, fist, slam
- Thèmes
- Santé Sexuelle & Prévention
- Mis à jour le

Qu’est-ce que l’hépatite C ?
L’hépatite C est une infection du foie due au virus VHC. L’OMS estime qu’environ 47 millions de personnes vivaient avec une hépatite C chronique dans le monde en 2024. Sans traitement, elle peut évoluer silencieusement vers la cirrhose et le cancer du foie.
C’est avant tout un virus transmis par le sang. Mais l’OMS reconnaît aussi une transmission sexuelle chez les hommes ayant des rapports avec des hommes, liée à l’exposition au sang.
Comment s’attrape-t-elle entre hommes ?
Hépatites Info Service explique que le risque sexuel est très faible en général, mais qu’il augmente nettement lors des pratiques traumatiques avec saignement, en particulier chez les hommes séropositifs ou sous PrEP ayant plusieurs partenaires :
- fist-fucking sans gant à usage unique, ou avec un pot de lubrifiant partagé ;
- sextoys passés d’un partenaire à l’autre ;
- pratiques SM avec sang (blood play) ;
- pénétrations longues ou multiples qui irritent la muqueuse (plans à plusieurs, chems) ;
- partage de seringues (slam), mais aussi de pailles de sniff et de pipes à crack/crystal.
Le VHC résiste plusieurs jours sur le matériel : le moindre partage compte.
Quels sont les symptômes ?
Le plus souvent aucun. Parfois, selon l’OMS : fatigue, fièvre, perte d’appétit, nausées, douleurs abdominales, urines foncées, jaunisse. C’est pourquoi seul le dépistage permet de le savoir.
Comment se dépister ?
Par une prise de sang (anticorps, puis recherche du virus si positif). Sexosafe rappelle que le suivi de la PrEP inclut un dépistage de l’hépatite C tous les 3 mois. Si tu as déjà eu une hépatite C guérie, les anticorps restent positifs : le médecin cherchera directement le virus (ARN).
Un traitement qui guérit
C’est la grande avancée : les antiviraux à action directe guérissent plus de 95 % des hépatites C, selon l’OMS, avec quelques semaines de comprimés et peu d’effets secondaires. En France, ils sont pris en charge.
Attention : on n’est pas immunisé après guérison. Il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C. Les recontaminations sont fréquentes chez les hommes qui gardent les mêmes pratiques sans protection : d’où le dépistage régulier.
Comment se protéger ?
Sexosafe et Hépatites Info Service recommandent :
- un gant par partenaire pour le fist (nitrile, plus résistant et moins allergisant que le latex), ongles courts et limés ;
- ton propre pot de lubrifiant, ou des doses individuelles ; une seule personne s’en sert ;
- préservatif neuf sur chaque jouet partagé, jouets lavés après usage ;
- matériel de consommation personnel : ta paille, ta seringue, ta pipe (disponibles gratuitement en CAARUD et chez AIDES) ;
- arrêter dès les premiers saignements.
Le préservatif reste la principale protection lors de la pénétration.
Article d'information, rédigé à partir de sources officielles. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin : en cas de doute, de symptôme ou de prise de risque, consulte un professionnel de santé ou un CeGIDD.
Sources
Chiffres et recommandations vérifiés auprès de :
- Organisation mondiale de la santé (OMS) — Hépatite C – aide-mémoire (mis à jour le 28 juillet 2026)
- Hépatites Info Service — Le risque de transmission pendant les rapports sexuels
- Santé publique France (Sexosafe) — Fist-fucking : comment le pratiquer en toute sécurité ?
- Santé publique France (Sexosafe) — Chemsex et slam : comment se protéger ?
- Santé publique France (Sexosafe) — La PrEP est-elle pour vous ?