Uro (piss play) : quels risques pour la santé et comment les réduire ?
Définition : Les jeux uro (urophilie, douche dorée) présentent peu de risques sur une peau saine ; le VIH ne se transmet pas par l'urine, mais des IST et des infections peuvent passer si l'urine atteint la bouche, l'anus ou une plaie.
- Mots-clés
- uro, piss play, urophilie, douche dorée, golden shower, urine
- Thèmes
- Santé Sexuelle & Prévention
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De quoi parle-t-on ?
L’uro (ou jeu de pisse, urophilie, piss play) regroupe les pratiques érotiques avec l’urine : se faire uriner dessus (douche dorée), uriner sur quelqu’un, en boire, mouiller des vêtements, uriner dans l’anus d’un partenaire… C’est une pratique courante chez les hommes, souvent associée au BDSM ou à la soumission. Parlons de santé, sans jugement.
Le VIH se transmet-il par l’urine ?
Non. L’OMS liste les liquides qui transmettent le VIH : sang, sperme, liquide pré-séminal, sécrétions vaginales et anales, lait maternel. L’urine n’en fait pas partie. Le CATIE (source canadienne de référence) le confirme : le VIH ne se transmet pas par l’uro.
Exception à garder en tête : s’il y a du sang dans l’urine (infection urinaire, lésion, sonde), le risque change.
Quels sont les vrais risques ?
D’après le CATIE, d’autres infections peuvent passer si l’urine entre dans la bouche, l’anus ou une plaie :
- IST de l’urètre : si le partenaire a une gonorrhée ou une chlamydia de l’urètre, son urine peut contenir la bactérie et la transmettre à la gorge ou à l’anus ;
- infections urinaires et bactéries intestinales ;
- hépatite B en présence de sang ;
- irritations de la peau, des yeux ou des muqueuses.
Boire l’urine d’une personne qui a une infection est donc plus risqué que de la recevoir sur une peau saine. Uriner dans l’anus d’un partenaire expose la muqueuse anale, fragile, à ce que contient l’urine.
Comment réduire les risques ?
- Sur la peau saine, c’est peu risqué : la peau est une barrière efficace. Évite les zones avec coupures, écorchures, piercings récents ou boutons.
- Pas d’urine dans les yeux : ça irrite et peut transmettre une infection (conjonctivite à gonocoque ou chlamydia).
- Si tu bois : fais-le avec un partenaire dépisté récemment, sans symptôme urinaire (brûlure, écoulement). Préfère une urine claire (partenaire hydraté).
- Pas d’uro si le partenaire a du sang dans les urines, une infection urinaire ou une IST en cours.
- Uro dans l’anus : risque d’irritation et de transmission d’IST ; évite si l’anus est irrité ou après un fist.
- Hygiène : douche après, lavage des draps et vêtements, surfaces nettoyées.
- Consentement : l’uro se négocie avant, comme toute pratique (consentement et limites).
Et le dépistage ?
Si tu pratiques l’uro avec plusieurs partenaires, dis-le lors du dépistage : les prélèvements de gorge et d’anus sont particulièrement importants. Tous les 3 mois si tu as plusieurs partenaires (dépistage).
Voir aussi les risques du scato, qui sont très différents.
Article d'information, rédigé à partir de sources officielles. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin : en cas de doute, de symptôme ou de prise de risque, consulte un professionnel de santé ou un CeGIDD.
Sources
Chiffres et recommandations vérifiés auprès de :
- CATIE — Autres activités et risques de contracter ou transmettre des ITS
- Santé publique France (Sexosafe) — Pratiquer le sexe hard en restant safe
- Organisation mondiale de la santé (OMS) — VIH et sida – aide-mémoire (mis à jour le 27 juillet 2026)