Scato : les risques pour la santé et comment les limiter
Définition : Les jeux scato (coprophilie) exposent peu au VIH, mais fortement aux infections intestinales transmises par les matières fécales : hépatite A, shigellose, parasites, bactéries digestives.
- Mots-clés
- scato, scat, coprophilie, matières fécales, hépatite A, shigella
- Thèmes
- Santé Sexuelle & Prévention
- Mis à jour le

De quoi parle-t-on ?
Le scato (jeu de scat, coprophilie) désigne les pratiques érotiques impliquant les matières fécales : contact sur la peau, sur le corps, parfois dans la bouche. C’est une pratique minoritaire mais réelle, souvent liée à l’humiliation ou à la soumission. Ici, on parle uniquement de santé.
Le VIH se transmet-il par le scato ?
Le CATIE est clair : le VIH ne se transmet pas par les matières fécales. Le risque VIH apparaît seulement s’il y a du sang (lésions anales, hémorroïdes, pratiques traumatiques associées).
Les vrais risques : les infections intestinales
Les selles contiennent énormément de bactéries et parfois des virus et parasites. Le CATIE cite l’hépatite A et les parasites intestinaux. S’y ajoutent, d’après l’OMS et AIDES :
- hépatite A : transmise par voie oro-fécale ; fièvre, jaunisse, grande fatigue pendant des semaines (hépatite A) ;
- shigellose : diarrhée parfois sanglante, fièvre, avec des souches multirésistantes qui circulent entre hommes (shigellose) ;
- autres bactéries digestives (E. coli, Campylobacter, salmonelles) et parasites (amibes, giardia) ;
- hépatite E ou infections de plaies si les selles touchent une peau abîmée.
L’ingestion est de loin la situation la plus risquée. Le contact sur une peau saine, suivi d’une douche, l’est beaucoup moins.
Comment réduire les risques ?
- Vaccin contre l’hépatite A (et B) : c’est la mesure la plus efficace, gratuite en CeGIDD.
- Éviter l’ingestion et le contact avec la bouche, les yeux, le nez.
- Pas de contact sur les plaies, coupures, écorchures, piercings récents (CATIE).
- Gants jetables pour les manipulations, puis lavage soigneux des mains.
- Douche complète après, ongles brossés, linge et surfaces lavés (bâche dédiée, lavage à haute température).
- Ne pas enchaîner avec une fellation, un anulingus ou une pénétration sans douche intermédiaire.
- Pas de scato si toi ou ton partenaire avez de la diarrhée, et jusqu’à 7 jours après les symptômes.
Quels symptômes surveiller ?
Dans les jours ou semaines suivant une séance : diarrhée, sang dans les selles, fièvre, crampes, vomissements, jaunisse ou urines foncées. Consulte rapidement et précise la pratique au médecin : il demandera une analyse de selles avant de choisir un antibiotique, pour éviter les échecs liés aux résistances.
Et le consentement ?
Le scato se négocie clairement avant, avec des limites précises. Un partenaire sous produits ne peut pas consentir de manière éclairée (consentement).
Article d'information, rédigé à partir de sources officielles. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin : en cas de doute, de symptôme ou de prise de risque, consulte un professionnel de santé ou un CeGIDD.
Sources
Chiffres et recommandations vérifiés auprès de :
- CATIE — Autres activités et risques de contracter ou transmettre des ITS
- Organisation mondiale de la santé (OMS) — Hépatite A – aide-mémoire (mis à jour le 28 juillet 2026)
- AIDES (Remaides) — Shigella : l'Europe face à la montée d'une bactérie sexuellement transmissible devenue résistante
- Santé publique France (Sexosafe) — Sexe entre hommes : les 3 vaccins incontournables