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Chlamydia et LGV : symptômes, infection anale, dépistage et traitement

Définition : La chlamydia est l'IST bactérienne la plus fréquente, souvent sans symptôme ; chez les hommes ayant des rapports avec des hommes, certaines souches provoquent la lymphogranulomatose vénérienne (LGV), une inflammation anale sévère. Les deux se soignent par antibiotiques.

Mots-clés
chlamydia, chlamydiose, LGV, lymphogranulomatose vénérienne, rectite, IST
Thèmes
Santé Sexuelle & Prévention
Mis à jour le

Lire en anglais → Chlamydia and LGV

Chlamydia et LGV – rubrique Santé PLANJUS

Qu’est-ce que la chlamydia ?

La chlamydia (infection à Chlamydia trachomatis) est l’IST bactérienne la plus répandue. L’OMS estime à 128,5 millions le nombre de nouvelles infections dans le monde en 2020. En France, Santé publique France compte environ 61 100 diagnostics en médecine de ville en 2024, en hausse de 30 % depuis 2022.

Chez l’homme, elle touche l’urètre, l’anus/rectum et parfois la gorge.

Quels sont les symptômes ?

Souvent aucun. Quand il y en a, l’OMS décrit :

  • à la verge : brûlure en urinant, écoulement clair, douleur des testicules ;
  • à l’anus : douleurs, écoulement, saignements.

Sans symptôme, on peut la porter et la transmettre pendant des mois : c’est pour ça qu’on la cherche systématiquement lors du dépistage.

Et la LGV ?

La lymphogranulomatose vénérienne (LGV) est due à des souches particulières de chlamydia. En France, elle touche presque exclusivement des hommes ayant des rapports avec des hommes. D’après l’OMS, elle peut provoquer une inflammation sévère :

  • rectite : douleurs anales, écoulement de pus ou de sang, envie pressante et douloureuse d’aller à la selle, alternance diarrhée/constipation ;
  • ulcérations génitales, ganglion unique et douloureux dans l’aine (Sexosafe) ;
  • fièvre, crampes abdominales.

Elle est parfois confondue avec une maladie inflammatoire de l’intestin. Si tu as ces symptômes, dis à ton médecin que tu as des rapports anaux : ça oriente vers les bons prélèvements. La LGV est souvent associée à d’autres IST et au VIH ; les pratiques traumatiques (fist, gros jouets) et les sextoys partagés favorisent sa transmission.

Comment se dépistent-elles ?

Par PCR sur :

  • premier jet d’urine ;
  • écouvillon anal ;
  • écouvillon de gorge.

Si la chlamydia est trouvée dans l’anus, le labo peut rechercher une souche de LGV. Le dépistage est gratuit sans ordonnance au labo pour les moins de 26 ans.

Comment se soignent-elles ?

Par antibiotiques en comprimés :

  • chlamydia simple : doxycycline (le plus souvent une semaine) ou azithromycine, selon l’OMS ;
  • LGV : doxycycline sur une durée plus longue (en général trois semaines).

Ensuite : pas de rapports pendant 7 jours après le traitement et jusqu’à disparition des symptômes (OMS), et prévenir ses partenaires.

Comment les prévenir ?

L’OMS rappelle qu’il n’existe pas de vaccin et que le préservatif est le meilleur moyen de prévention lors de la pénétration. Ajoute :

  • un dépistage tous les 3 mois (gorge, anus, urines) si plusieurs partenaires ;
  • des gants et du lubrifiant individuels pour le fist (fist : les risques) ;
  • un préservatif neuf sur chaque jouet partagé (sextoys et hygiène).

Article d'information, rédigé à partir de sources officielles. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin : en cas de doute, de symptôme ou de prise de risque, consulte un professionnel de santé ou un CeGIDD.

Sources

Chiffres et recommandations vérifiés auprès de :

  1. Organisation mondiale de la santé (OMS) — Chlamydia – aide-mémoire (21 novembre 2025)
  2. Santé publique France — VIH et IST bactériennes en France. Bilan 2024 (23 octobre 2025)
  3. Santé publique France (Sexosafe) — IST : se protéger, se dépister, se soigner