G (GHB/GBL) : effets, G-hole, surdose et règles de réduction des risques
Définition : Le « G » désigne le GHB et le GBL, deux dépresseurs aux effets quasi identiques, très utilisés en chemsex ; l'écart entre la dose qui fait effet et celle qui endort ou plonge dans le coma est faible, et le mélange avec l'alcool est la première cause de coma.
- Mots-clés
- G, GHB, GBL, G-hole, chemsex, surdose, soumission chimique
- Thèmes
- Santé Sexuelle & Prévention
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GHB, GBL : c’est quoi ?
Selon AIDES, le GHB est un anesthésique à usage médical, et le GBL un solvant industriel que le corps transforme en GHB : leurs effets sont pratiquement identiques, et les liquides vendus comme « GHB » sont presque toujours du GBL. Dans le milieu, on dit simplement « G ». Sida Info Plus le décrit comme un dépresseur qui donne une euphorie proche de l’alcool, une sensation de légèreté et de sociabilité, et le qualifie de substance extrêmement addictive.
Les effets
D’après AIDES : à faible dose, euphorie, désinhibition, détente, hypersensualité ; à plus forte dose, endormissement. Les effets arrivent en 10 à 20 minutes et durent 2 à 4 heures. La dose efficace varie énormément d’une personne à l’autre et selon la fatigue, l’alimentation ou le produit : c’est ce qui rend le G si difficile à doser.
Le G-hole et la surdose
AIDES prévient : on ne se réveille pas toujours d’un G-hole (trou noir, perte de connaissance comme sous anesthésie). Il peut être suivi d’un coma et d’un décès. En surdose : nausées, vomissements, hypothermie, spasmes, difficultés respiratoires, convulsions, coma. Des pertes de mémoire peuvent persister.
Les 6 règles de réduction des risques
D’après la brochure de AIDES :
- Jamais d’alcool avant, pendant ni après : « l’alcool, associé au GHB/GBL, provoque des comas ». Même une bière prise un peu avant suffit.
- Doser précisément avec une seringue sans aiguille ou un doseur à GHB, disponibles gratuitement chez AIDES et dans les associations de réduction des risques.
- Au moins 2 heures entre deux prises. Note l’heure (photo sur ton téléphone, fiche G-Track).
- Jamais seul : on consomme entre partenaires qui veillent les uns sur les autres.
- Pas de benzodiazépines, somnifères, opiacés : dépression respiratoire (mélanges dangereux).
- Malaise = secours : on appelle le 15 ou les pompiers, et on n’abandonne jamais un partenaire sans être sûr qu’il n’est pas en danger.
Sous traitement anti-VIH par inhibiteur de protéase, AIDES signale que la concentration de GHB augmente : réduis les doses et parles-en à ton médecin.
Que faire si quelqu’un ne se réveille pas ?
- Essaie de le réveiller (l’appeler, le secouer doucement).
- S’il ne répond pas mais respire : position latérale de sécurité (sur le côté), pour éviter qu’il s’étouffe en vomissant.
- Appelle le 15 ou le 112, dis ce qui a été pris et quand.
- Reste avec lui, surveille sa respiration, ne lui fais rien boire.
Consentement
Le G modifie l’état de conscience. AIDES rappelle que le consentement est impératif : une personne endormie ou dans le G-hole ne peut pas consentir. Le G est aussi utilisé en soumission chimique (consentement).
Dépendance
Une consommation régulière (plus d’une fois par semaine) peut entraîner troubles du sommeil, angoisse, tremblements et dépendance physique ou psychique ; le sevrage brutal peut être dangereux et doit être accompagné médicalement. Aide : AIDES (07 62 93 22 29), Drogues Info Service (0 800 23 13 13).
Article d'information, rédigé à partir de sources officielles. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin : en cas de doute, de symptôme ou de prise de risque, consulte un professionnel de santé ou un CeGIDD.
Sources
Chiffres et recommandations vérifiés auprès de :
- AIDES — GHB-GBL : prévenir et réduire les risques
- AIDES — Les ressources Chemsex (G-Track, doseurs)
- Santé publique France (Sexosafe) — Chemsex et slam : comment se protéger ?
- Sida Info Plus (Sida Info Service) — Chemsex : mieux comprendre les produits consommés pour réduire les risques