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Mélanges dangereux en chemsex : GHB et alcool, poppers et Viagra, antiprotéases…

Définition : Certains mélanges de produits et de médicaments sont particulièrement dangereux en contexte sexuel : GHB/GBL avec alcool ou sédatifs (coma), poppers avec Viagra (chute de tension), cathinones ou GHB avec certains traitements anti-VIH (surdose).

Mots-clés
mélanges, polyconsommation, GHB alcool, poppers Viagra, interactions, antiprotéases
Thèmes
Santé Sexuelle & Prévention
Mis à jour le

Lire en anglais → Dangerous combinations

Mélanges dangereux en chemsex – rubrique Santé PLANJUS

Pourquoi les mélanges sont-ils si dangereux ?

En chemsex, on consomme rarement un seul produit. Or deux produits peuvent additionner leurs effets (deux dépresseurs qui ralentissent la respiration), s’opposer (un stimulant qui masque l’effet d’un dépresseur, jusqu’à ce qu’il retombe) ou interagir avec des médicaments. Sexosafe recommande clairement d’éviter les mélanges drogues/alcool.

Les associations à éviter absolument

GHB/GBL + alcool

AIDES est formel : incompatibilité totale. Même une bière bue un peu avant peut suffire à provoquer une intoxication, et la plupart des comas signalés font état d’un mélange alcool + GHB/GBL. Pas d’alcool avant, pendant, ni après (GHB).

GHB/GBL + sédatifs

Selon AIDES : benzodiazépines (Valium, Xanax, Lexomil, Seresta, Rivotril, Temesta…), Lyrica, somnifères (Stilnox, Imovane), opiacés, certains antiépileptiques : risque accru de dépression respiratoire. Même logique pour la kétamine avec ces produits.

Poppers + Viagra, Cialis et autres

Drogues Info Service déconseille d’associer les poppers aux médicaments de l’érection : tous deux dilatent les vaisseaux, ce qui peut entraîner une chute brutale de la tension, un malaise, voire un accident cardiaque. Le mélange poppers + alcool favorise aussi maux de tête, vertiges et évanouissements.

Cathinones (3-MMC…) + antiprotéases

Drogues Info Service signale un risque de surdose mortelle quand les cathinones sont associées aux antiprotéases (traitements anti-VIH boostés par ritonavir ou cobicistat) (3-MMC).

GHB + antiprotéases

AIDES indique que les inhibiteurs de protéase augmentent la concentration sanguine du GHB/GBL : risque de surdosage, il faut réduire les doses.

Méthamphétamine + antidépresseurs IMAO, alcool, MDMA

Drogues Info Service cite un risque d’hypertension et de syndrome sérotoninergique avec les IMAO, une toxicité accrue avec l’alcool et des réactions indésirables avec la MDMA ou le LSD (crystal).

Stimulants entre eux

Cathinones, cocaïne, crystal, MDMA cumulés : surchauffe, cœur qui s’emballe, risque d’AVC. Et le stimulant qui retombe peut laisser un GHB pris « pour compenser » agir seul, d’un coup.

Tu prends un traitement ?

Si tu vis avec le VIH, prends la PrEP ou un autre traitement (antidépresseur, anxiolytique), parles-en à ton médecin ou à une association : il existe des outils de vérification des interactions et, souvent, des traitements sans interaction. Personne ne te jugera. AIDES rappelle aussi que la consommation peut perturber l’observance des traitements.

En cas de malaise

Personne inconsciente ou qui respire mal : position latérale de sécurité, 15 ou 112, ne jamais laisser seul. Dis aux secours ce qui a été pris : ça peut sauver une vie.

Article d'information, rédigé à partir de sources officielles. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin : en cas de doute, de symptôme ou de prise de risque, consulte un professionnel de santé ou un CeGIDD.

Sources

Chiffres et recommandations vérifiés auprès de :

  1. AIDES — GHB-GBL : prévenir et réduire les risques
  2. Drogues Info Service (Santé publique France) — Le dico des drogues – Poppers
  3. Drogues Info Service (Santé publique France) — Le dico des drogues – Cathinones
  4. Drogues Info Service (Santé publique France) — Le dico des drogues – Méthamphétamine
  5. Santé publique France (Sexosafe) — Chemsex et slam : comment se protéger ?