Consentement et soumission chimique : ce qui compte, surtout sous produits
Définition : Le consentement est un accord libre, éclairé et réversible à chaque acte sexuel ; une personne endormie, inconsciente ou trop altérée par l'alcool ou des produits ne peut pas consentir, et droguer quelqu'un à son insu pour avoir un rapport est une soumission chimique, un crime.
- Mots-clés
- consentement, soumission chimique, GHB, drogue du violeur, abus sexuel, chemsex
- Thèmes
- Santé Sexuelle & Prévention
- Mis à jour le

Le consentement, c’est quoi exactement ?
Consentir, c’est dire oui librement, en sachant à quoi on dit oui, et en pouvant changer d’avis à tout moment. Sexosafe place le consentement en tête des règles du sexe, y compris hard : on dit clairement ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas. Un oui à une fellation n’est pas un oui à une pénétration ; un oui avec capote n’est pas un oui sans (stealthing) ; un oui hier n’est pas un oui aujourd’hui.
Sous produits, on consent comment ?
AIDES le rappelle à propos du GHB/GBL : l’état psychique pouvant être modifié par le produit, le consentement est impératif avant d’avoir des rapports. En pratique :
- une personne endormie, dans le G-hole, inconsciente, qui ne répond plus, ne consent pas ;
- une personne très alcoolisée ou très défoncée, qui ne tient plus debout ou ne sait plus où elle est, n’est pas en état de consentir ;
- ce qu’on a négocié avant de consommer reste la règle : on ne rajoute pas de pratiques en route.
En plan à plusieurs, chacun est responsable : si quelqu’un n’est plus en état, on arrête avec lui, on le met en sécurité et on le surveille (GHB : que faire).
La soumission chimique
La soumission chimique, c’est administrer un produit à quelqu’un à son insu (dans un verre, en faisant passer un produit pour un autre, en forçant la dose) pour le rendre vulnérable et abuser de lui. Le GHB est souvent en cause, mais aussi des médicaments (benzodiazépines, somnifères). C’est une infraction grave, et le rapport sexuel qui suit peut constituer une agression sexuelle ou un viol.
Signes qui doivent alerter
- trou noir, souvenirs morcelés sans avoir consommé autant ;
- somnolence brutale, sensation d’être « assommé » ;
- réveil dans un lieu inconnu, douleurs, vêtements en désordre, traces de rapport.
Que faire si tu penses avoir été drogué ?
- Mets-toi en sécurité ; en danger, appelle le 17 ou le 112 (SMS au 114 si tu ne peux pas parler), comme le rappelle Sexosafe.
- Va vite aux urgences : certains produits (comme le GHB) disparaissent de l’organisme en quelques heures. Demande une recherche de toxiques dans le sang et les urines. Si possible, conserve tes premières urines.
- TPE dans les 48 heures en cas de pénétration non protégée (TPE), et dépistage des IST ensuite.
- Garde les preuves (messages, vêtements non lavés) ; tu peux porter plainte.
- Fais-toi accompagner : 116 006 (aide aux victimes), associations, CeGIDD. Voir après une agression sexuelle.
Si c’est un ami qui est concerné
Ne le laisse pas seul, ne le juge pas, aide-le à aller aux urgences rapidement. « Tu avais consommé » ne rend jamais responsable de ce qu’on t’a fait.
Article d'information, rédigé à partir de sources officielles. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin : en cas de doute, de symptôme ou de prise de risque, consulte un professionnel de santé ou un CeGIDD.
Sources
Chiffres et recommandations vérifiés auprès de :
- AIDES — GHB-GBL : prévenir et réduire les risques (consentement)
- Santé publique France (Sexosafe) — Que faire quand on est victime d'abus sexuel ?
- Santé publique France (Sexosafe) — Pratiquer le sexe hard en restant safe
- Service-public.fr — Agression sexuelle commise sur une personne majeure