Chemsex : où trouver de l'aide et du soutien sans jugement
Définition : Si le chemsex devient difficile à gérer, des services spécialisés et gratuits existent : ligne WhatsApp et groupes de AIDES, Drogues Info Service, consultations chemsex (le 190 à Paris), CSAPA et CAARUD partout en France.
- Mots-clés
- addiction chemsex, arrêter le chemsex, CSAPA, CAARUD, soutien
- Thèmes
- Santé Sexuelle & Prévention
- Mis à jour le

Tu n’es pas seul
Selon les enquêtes ERAS de Santé publique France, 13 % des hommes ayant des rapports avec des hommes sexuellement actifs ont pratiqué le chemsex dans les 6 derniers mois en 2023. Les chercheuses (Annie Velter, Perrine Roux) notent que cette pratique est associée à des signes de détresse psychosociale et appellent à des services adaptés : réduction des risques, santé sexuelle, soutien psychologique. Ces services existent.
Les signes qui doivent t’alerter
- tu n’arrives plus à avoir de sexe sans produit, ou le sexe sans produit ne t’intéresse plus ;
- les sessions s’allongent (plusieurs jours), les doses augmentent ;
- les descentes sont de plus en plus dures : déprime, angoisse, idées noires (come-down) ;
- tu rates le travail, tu t’isoles, l’argent file ;
- tu as eu un G-hole, un malaise, des pertes de mémoire, ou tu ne sais plus ce qui s’est passé ;
- tu as eu des rapports sans l’avoir voulu.
Il n’est pas nécessaire de vouloir tout arrêter pour demander de l’aide : réduire, mieux gérer, ou simplement en parler, c’est déjà beaucoup.
Où trouver de l’aide ?
AIDES
L’association propose, d’après sa page ressources :
- une ligne WhatsApp / Signal : 07 62 93 22 29 (questions, soutien) ;
- un numéro vert : 0805 160 011 ;
- un groupe Facebook privé « Info Chemsex (by AIDES) » et un groupe Telegram ;
- le groupe de soutien Chillout, en visio le jeudi soir ;
- du matériel de réduction des risques gratuit (seringues, pailles, doseurs de GHB) et des brochures par produit ;
- des actions chemsex à Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier et Paris.
Les lieux spécialisés
Sexosafe cite :
- le 190 (Paris), premier centre de santé sexuelle à avoir développé une consultation chemsex ;
- le Checkpoint (Paris) pour la santé sexuelle ;
- les CSAPA (centres de soins en addictologie), gratuits, partout en France, avec médecins, psychologues et travailleurs sociaux ;
- les CAARUD (réduction des risques) pour le matériel et l’accueil sans condition.
Au téléphone
- Drogues Info Service : 0 800 23 13 13 (gratuit, anonyme, 7 j/7) ;
- Sida Info Service : 0 800 840 800 pour les questions de prévention (PrEP, TPE).
Et ton médecin ?
Ton médecin traitant ou celui qui te suit pour la PrEP ou le VIH peut t’orienter. Tu peux lui dire simplement : « je fais du chemsex et j’ai besoin d’aide ». Le secret médical s’applique.
En urgence
Malaise, perte de connaissance, idées suicidaires : 15 ou 112. Pour une détresse psychologique : le 3114 (numéro national de prévention du suicide), 24 h/24.
Article d'information, rédigé à partir de sources officielles. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin : en cas de doute, de symptôme ou de prise de risque, consulte un professionnel de santé ou un CeGIDD.
Sources
Chiffres et recommandations vérifiés auprès de :
- AIDES — Les ressources Chemsex
- Santé publique France (Sexosafe) — Chemsex et slam : comment se protéger ?
- Santé publique France — La pratique du chemsex dans les enquêtes ERAS : évolutions entre 2017 et 2023 (25 septembre 2024)
- MILDECA (gouvernement) — Chemsex : des ressources pour la prévention et la réduction des risques