Slam : l'injection en contexte sexuel, dangers et réduction des risques
Définition : Le slam désigne l'injection intraveineuse de produits (cathinones, méthamphétamine…) dans un contexte sexuel ; c'est la forme la plus risquée du chemsex, pour la dépendance, les surdoses, les veines et la transmission du VIH et de l'hépatite C.
- Mots-clés
- slamer, injection, chemsex, slameur, IV
- Thèmes
- Santé Sexuelle & Prévention
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Qu’est-ce que le slam ?
Sexosafe définit le slam comme un chemsex où les produits sont injectés plutôt que fumés, avalés ou sniffés. Les produits le plus souvent slamés sont les cathinones (3-MMC, 4-MEC…) et la méthamphétamine. L’injection donne un effet immédiat et très intense, ce qui explique à la fois l’attrait et le danger.
Pourquoi c’est la pratique la plus risquée ?
- Dépendance : Drogues Info Service souligne que l’injection de cathinones augmente considérablement le risque de dépendance ; les réinjections rapprochées s’enchaînent.
- Surdose : l’effet arrive d’un coup, la dose est difficile à maîtriser ; les cathinones exposent à la surdose à chaque prise.
- Veines et peau : les cathinones sont très corrosives pour le réseau veineux ; abcès, veines abîmées, infections (Drogues Info Service).
- Virus : le partage de seringue, mais aussi du coton, de la cuillère, de l’eau ou du garrot, transmet l’hépatite C et le VIH (Sexosafe).
- Santé mentale : descente, dépression, paranoïa, isolement.
Réduire les risques si tu slames
Messages de Sexosafe, AIDES et Drogues Info Service :
- Matériel stérile et personnel à chaque injection : seringue, aiguille, cuillère (cupule), filtre, eau stérile, tampon alcoolisé. Kits gratuits en CAARUD, chez AIDES, et kits d’injection en pharmacie.
- Ne jamais partager, même entre partenaires réguliers, même « juste la cuillère ».
- Se laver les mains, désinfecter la peau, varier les points d’injection, éviter le cou et l’aine.
- Doser prudemment, espacer les prises, ne pas consommer seul.
- Jeter le matériel usagé dans un collecteur.
- PrEP, dépistage VIH et hépatite C tous les 3 mois ; l’hépatite C se guérit (hépatite C).
- Surveiller : rougeur, chaleur, gonflement ou fièvre au point d’injection = consulter.
Si tu vis avec le VIH, attention à l’interaction cathinones + antiprotéases (mélanges dangereux).
En cas d’urgence
Douleur thoracique, convulsions, confusion, perte de connaissance : 15 ou 112. Position latérale de sécurité si la personne est inconsciente et respire.
Se faire aider
Le slam n’est pas une impasse. AIDES (WhatsApp 07 62 93 22 29), le 190 à Paris, les CSAPA et Drogues Info Service (0 800 23 13 13) accompagnent, que tu veuilles réduire, sécuriser ou arrêter (aide chemsex).
Article d'information, rédigé à partir de sources officielles. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin : en cas de doute, de symptôme ou de prise de risque, consulte un professionnel de santé ou un CeGIDD.
Sources
Chiffres et recommandations vérifiés auprès de :
- Santé publique France (Sexosafe) — Chemsex et slam : comment se protéger ?
- Drogues Info Service (Santé publique France) — Le dico des drogues – Cathinones
- Drogues Info Service (Santé publique France) — Quels sont les risques de l'injection ?
- AIDES — Les ressources Chemsex