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Kétamine : effets, risques pour la vessie et réduction des risques

Définition : La kétamine est un anesthésique dissociatif détourné en contexte festif et sexuel ; elle expose aux pertes de contrôle, aux accidents, à des troubles cardiaques et, en usage régulier, à des atteintes graves et parfois irréversibles de la vessie.

Mots-clés
ké, K, special K, K-hole, vessie, chems
Thèmes
Santé Sexuelle & Prévention
Mis à jour le

Lire en anglais → Ketamine

Kétamine : risques – rubrique Santé PLANJUS

Qu’est-ce que la kétamine ?

La kétamine (« ké », « K ») est un anesthésique utilisé en médecine humaine et vétérinaire. Détournée, elle se sniffe le plus souvent. À petite dose, elle donne une sensation d’ivresse et de flottement ; à plus forte dose, un état dissociatif (sensation de sortir de son corps), le fameux « K-hole ». On la retrouve en soirée et, de plus en plus, en chemsex, parfois associée au GHB ou aux stimulants.

Quels sont les risques immédiats ?

Selon Drogues Info Service :

  • tachycardie, hypertension, qui augmentent le risque d’AVC ou de crise cardiaque ;
  • troubles de la vision, maux de tête, hallucinations ;
  • rigidité musculaire, anesthésie du corps, paralysie temporaire : on peut se blesser sans rien sentir, tomber, se noyer dans un bain ;
  • nausées et vomissements, dangereux si la personne est à moitié inconsciente.

En contexte sexuel, l’anesthésie et la dissociation empêchent de sentir une blessure (fist, pénétration longue) et de consentir de façon éclairée.

La vessie : le risque qu’on ignore

C’est le danger le plus sournois de l’usage régulier. Drogues Info Service et l’ANSM décrivent des atteintes urinaires sévères :

  • cystite ulcéreuse (inflammation grave de la vessie) ;
  • envies d’uriner très fréquentes et douloureuses, sang dans les urines ;
  • incontinence, vessie qui rétrécit ;
  • atteintes des reins et du foie en cas d’usage prolongé ou à fortes doses.

Ces lésions peuvent devenir irréversibles si elles ne sont pas soignées tôt. Si tu consommes souvent et que tu as des brûlures ou des envies pressantes d’uriner, arrête et consulte : ce n’est pas forcément une infection urinaire.

Mélanges à éviter

La kétamine associée à l’alcool, au GHB/GBL, aux opiacés ou aux benzodiazépines augmente le risque de perte de connaissance, de vomissements et de dépression respiratoire (mélanges dangereux).

Réduire les risques

D’après Drogues Info Service :

  • ne pas partager sa paille (risque d’hépatite C) ;
  • ne jamais partager de seringue ;
  • petites quantités, espacées, en position assise ou allongée, dans un lieu sûr ;
  • jamais seul, avec quelqu’un de sobre ; pas de bain ni de conduite ;
  • limiter la fréquence pour protéger la vessie ;
  • en cas de perte de connaissance : position latérale de sécurité et 15.

Pour faire le point sur ta consommation : Drogues Info Service, 0 800 23 13 13 (autres ressources).

Article d'information, rédigé à partir de sources officielles. Il ne remplace pas l'avis d'un médecin : en cas de doute, de symptôme ou de prise de risque, consulte un professionnel de santé ou un CeGIDD.

Sources

Chiffres et recommandations vérifiés auprès de :

  1. Drogues Info Service (Santé publique France) — Le dico des drogues – Kétamine
  2. Drogues Info Service (Santé publique France) — Réduire les risques de la kétamine
  3. ANSM — Kétamine : risque d'atteintes uro-néphrologiques, endocriniennes et hépatiques graves lors d'utilisations prolongées et/ou à doses élevées